Mon métier, c'est d'être une sorte de facilitateur entre les développeurs et les opérateurs. Et pour améliorer leur quotidien, on commence par les écouter. On les aide à exprimer leur besoin, ce qui n’est pas toujours facile. Et ensuite on essaie de réaliser une application ou un module qui réponde au mieux à ce dont ils ont besoin. Et l'idéal dans ces cas-là, c'est de les tenir en partie prenante tout au long de la vie du projet, pour qu'ils se sentent concernés et qu'ils puissent donner leur avis au fur et à mesure des développements et des livraisons.
Dans la partie conception, il y a toute une partie où j'essaie de me mettre à la place des utilisateurs pour savoir quels sont les gestes qu'ils n'arrivent pas imaginer. Ce qui m'amène à aller piocher dans les applications qu'on connaît et qu'on utilise tous les jours : Facebook, Twitter, les applis de banques en ligne et cetera... Je vais chercher des petites fonctionnalités qui nous rendent la vie facile (exemple : pour supprimer une ligne on fait un swipe à gauche et une petite corbeille apparaît). Tout l'enjeu est de les retransmettre dans les applications professionnelles, parce qu'au final ce sont les mêmes utilisateurs.
On a acquis avec les années des réflexes sur nos smartphones, et ces réflexes si on peut les réutiliser dans la vie professionnelle, ça nous fait gagner du temps.
Il y a aussi toute la phase aval où une fois que l'application est développée, ou en tout cas, certaines fonctionnalités de l'application, il y a toute la partie déploiement : faire des démonstrations de l'application dans nos entrepôts, leur faire tester, vérifier que ça correspond bien à ce qu'ils attendaient. Et enfin la déployer au plus grand nombre.